Archives mensuelles : octobre 2009

Les natifs du numérique

Une idée, qui semble bien ancrée dans la société, repose sur la perception que l’informatique c’est une affaire de jeunes et que nous, les « migrants », n’arriveront jamais à être aussi à l’aise qu’eux dans ce domaine.

Ce terme « digital native« , popularisé par Mark Prensky, caractérise la génération qui est née dans un environnement numérique, soit à partir du milieu des années 80 (ou un peu plus tard selon le milieu). Pour ces jeunes, l’approche face à l’informatique est comme une langue maternelle alors que pour les autres, c’est une deuxième langue.

Qu’est-ce que cela a comme conséquence dans les rapports entre les élèves et leurs enseignants?

Ils sont maintenant de plus en plus rares ceux qui considèrent l’informatique comme quelque chose de mauvais et de nuisible aux apprentissages et à l’éducation. Pourtant, ce sont ces derniers qui ferment la porte aux ordinateurs dans leur classe.

Alors, si l’école n’éduquent pas les jeunes à l’utilisation éthique, efficace et constructive de l’informatique, qui le fera?

Selon moi, il est grandement temps que l’école et les enseignants s’approprient les technologies et prennent leur part de responsabilité dans l’éducation des jeunes. Car, même si les natifs sont très à l’aise dans ce domaine, ça ne veut pas dire qu’ils savent s’en servir de façon efficace et sécuritaire.

Et la pédagogie; c’est toujours l’enseignant qui est l’expert!

Pour compléter ce texte, je vous invite à regarder cette vidéo: http://web.mac.com/sebastienstasse/Hier/CLASSE.html

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L’informatique en milieu carcéral

L’éducation est-elle un droit ou un privilège? Vous seriez évidemment tenter de dire que c’est un droit. Mais lorsqu’il s’agit de détenus, est-ce toujours un droit? Est-ce que la privation de la liberté implique aussi de perdre le droit à l’éducation?

Selon le Haut Commissariat des Nations Unis aux droits de l’homme, « Tous les détenus ont le droit de participer à des activités culturelles et de bénéficier d’un enseignement visant au plein épanouissement de la personnalité humaine » (principe n°6).

Mais qu’en est-il de l’utilisation de l’informatique en milieu carcéral?

D’abord, il faut préciser que dans une prison ou dans un pénitencier; la sécurité passe avant l’éducation. Il est donc évident qu’aucun accès Internet n’est possible pour les détenus. De plus, certains logiciels et certains outils peuvent ne pas être permis et certains détenus n’ont pas le droit d’utiliser un ordinateur. Tout le matériel auquel les détenus auront accès doit être approuvé par le service correctionnel.

Malgré cela, plusieurs activités peuvent être réalisées avec l’informatique. Par exemple, les logiciels de traitement de texte et les correcteurs orthographiques permettent de développer des habiletés en rédaction. Les tableurs offrent la possibilité de manipuler des données statistiques ou algébriques, des logiciels de géométrie dynamique et des encyclopédies sur disque sont également des outils intéressants à plusieurs niveaux.

L’intégration dépend aussi du niveau de sécurité de l’établissement et de l’état des ordinateurs disponibles dans les classes. Ce dernier point est très variable d’un établissement à l’autre et les enseignants n’ont pas beaucoup de pouvoir là-dessus.

« Tous les détenus ont le droit de participer à des activités culturelles et de
bénéficier d’un enseignement visant au plein épanouissement de la personnalité
humaine » (principe n°6).

Béhaviorisme, cognitivisme et constructivisme

Au XXème siècle, de nombreux chercheurs se sont interrogé sur le processus d’apprentissage. Tout le monde connaît Pavlov et son chien, la majorité des enseignants ont également étudié les travaux de Piaget sur les phases de développement de l’enfant et de l’adolescent.

Aujourd’hui, les théories cognitiviste et constructiviste, assez connues chez les enseignants, ne se concrétisent pas toujours dans les programmes, les volumes et les évaluations offerts aux enseignants. L’enseignement, et surtout l’évaluation, restent essentiellement béhavioriste.

Voici un schéma résumant la différence entre ces méthodes d’apprentissage, en ce qui a trait au principe et à la méthode d’enseignement (Inspiré des travaux de Basque, J.):

béhaviorisme

Cognitivisme

constructivisme