Archives mensuelles : mars 2013

Argumentaire en faveur de la robotique

En réponse à un courriel d’un collègue remettant en question l’utilisation de la robotique comme outil pédagogique, j’ai rédigé un argumentaire expliquant pourquoi je pense que la robotique a sa place dans les écoles. En peu de temps, j’ai reçu plusieurs commentaires appuyant ma pensée. Je mets donc ce texte en partage pour le bénéfice de tous.

Ça m’étonne qu’on revienne encore sur cette question par rapport au potentiel pédagogique de la robotique. Pour avoir vu une centaine d’élèves (et bien des enseignants) travailler à la programmation d’un robot, je n’ai plus aucun doute sur l’efficacité de faire des expérimentations concrètes pour valider ou comprendre des éléments prescrits du programme de mathématique. On ne remet jamais en doute la nécessité de faire des expériences en science, il me semble que c’est tout aussi important d’en faire en mathématique.
 
Cela dit, comme c’est le cas pour les laboratoires de sciences, une expérimentation seule, sans accompagnement, sans intention d’apprentissage et sans retour réflexif n’apporte probablement pas grand chose. De même qu’un guide, pas à pas, où l’élève suit une procédure, ne laisse pas de place à la résolution de problème.
 
Pour ce qui est du réinvestissement, c’est comme l’analyse du pH, l’élève n’en fera probablement pas à l’extérieur de l’école, mais ça permet de comprendre l’environnement. Il y a des robots partout, surtout dans les industries. Probablement que les élèves ne vont pas en programmer à l’extérieur de l’école, mais ils auront tôt ou tard affaire à un robot. Sans compter le potentiel « orientant » de la robotique. Il y a de multiples formations, du professionnel à l’université, où la robotique est enseignée. En faire au niveau secondaire permet de savoir si c’est un métier qui peut être envisagé. Il n’y a pas eu une activité avec des élèves où on ne m’a pas demandé s’il y avait des métiers en robotique. C’est dire comment c’est important de saisir cette opportunité.
 
Faire de la robotique pour le plaisir c’est bien (on a le droit de s’amuser à l’école), faire de la robotique pour apprendre tout en ayant du plaisir, c’est encore mieux. Quant au coût ou au rapport qualité/prix, c’est un choix. Si c’est l’élément déclencheur qui permettra à deux ou trois élèves par année de trouver une motivation et un sens aux apprentissages, je crois que ça vaut le coût.
 
 
Au fait, si tu veux constater par toi-même les apprentissages en mathématique et les compétences mobilisées lors d’une activité de robotique, je te propose une rencontre d’une demi journée où tu pourras programmer un robot, es-tu prêt à relever le défi?

Ce courriel a été envoyé le 14 mars 2013. 

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