Archives mensuelles : juillet 2013

L’école numérique

À l’école, on voit couramment des élèves utilisant une technologie. On pense à la calculatrice, au moteur de recherche, au dictionnaire électronique ou au correcteur. Lorsque le matériel fonctionne adéquatement, qu’il est disponible et installé de façon ergonomique, l’utilisation est pertinente et souhaitée.

Ce qu’on cherche actuellement à développer, c’est l’intégration des technologies dans le processus scolaire. Ici, on parle de logiciel de traitement de texte avec les outils associés, un tableur, un logiciel de géométrie dynamique, des vidéos, des fichiers audio, etc.

L’intégration des technologies est le cheval de bataille des conseillers pédagogiques des différents services du RÉCIT. On analyse les programmes, les notions à enseigner, les cours, les compétences à développer et on propose des outils à intégrer en remplacement du papier et du crayon. On argumente sur les avantages pédagogiques ou didactiques. Si on n’en trouve pas, on parle alors de motivation des élèves et du développement de leur compétence TIC.

On mise aussi beaucoup sur les formations et les accompagnements.

Le point d’orgue revient souvent au développement de la compétence 8 chez les enseignants par les axes d’entrée que sont les 6 composantes.

En général, on recherche une plus-value de la technologie par rapport au papier ou à d’autres méthodes traditionnelles.

Ce n’est pas une tâche difficile en soi. La plupart des activités d’apprentissage faites par les élèves se font plus aisément avec un ordinateur qu’avec un papier et un crayon. On n’a qu’à penser à la recherche dans un dictionnaire, à l’écriture d’un texte ou à la construction d’un graphique. Souvent, les limites sont surtout matérielles (ordinateurs non disponibles ou obsolètes) et humaines (peu d’habileté chez l’enseignant ou chez l’élève). La tâche à l’ordinateur plutôt que dans un cahier est également souvent perçue comme une perte de temps.

Mais pouvons-nous aller plus loin?

Une école numérique se limite-t-elle à intégrer la technologie dans des tâches faites initialement sans technologie?

Si c’est le cas, je crois qu’on fait fausse route.

Selon moi, il faut cesser de se limiter à promouvoir l’usage des technologies et de leur intégration dans nos cours.

Une école numérique ce n’est pas seulement de faire mieux avec la technologie ce qu’on fait déjà avec le papier crayon.

Une école numérique c’est faire avec la technologie ce qu’il n’est pas possible de faire avec le papier et le crayon.

Cet angle d’entrée nous amène alors beaucoup plus près de l’apprentissage que de la technologie. Cette dernière n’est plus un but (intégrer la technologie), mais un moyen pour apprendre/comprendre/créer.

La marche est haute, car les programmes sont conçus en fonction du papier. Les méthodes pédagogiques, les notions à voir, les limites, la progression des apprentissages, les évaluations, sont basées sur une pratique traditionnelle.

Une véritable école numérique est donc beaucoup plus complexe à mettre en place, car elle implique un changement des pratiques pédagogiques et le développement d’une culture numérique, et ce, à tous les niveaux.

Les exemples manquent, les expériences se font rares.

Inspirations :
http://www.educavox.fr/actualite/debats/article/la-culture-ne-s-herite-pas-elle-se
http://www.educavox.fr/formation/analyses-27/article/quand-technopedagogie-devient

Tous les chemins…

Marre de ceux qui voudraient que tout le monde pense la même chose, tienne le même discours et marche sur la même route.

Ce n’est pas mon rôle d’amener les autres sur mon chemin. Ma réussite, mon bonheur, c’est lorsque l’autre m’invite à marcher à ses côtés, sur la route qu’il a choisie.

Ne dit-on pas qu’on doit prendre les gens où ils sont?

Mon bonheur, c’est aussi lorsque ceux que j’accompagne me font voir de nouveaux paysages, de nouveaux environnements. J’aime ceux qui osent sortir de leur zone de confort, ceux qui osent explorer. J’ai de l’estime pour les gens ouverts et enthousiastes devant une idée inédite et originale.

Et puis, entre nous, la route n’a pas vraiment d’importance. Lorsqu’on chemine ensemble, c’est la conversation et l’échange qui importent.

Ce n’est pas grave que des gens préfèrent les rues encombrées de la ville alors que d’autres se sentent plus à l’aise sur la rue principale de son village. On trouve toujours quelqu’un pour nous écouter lorsqu’on a des choses intéressantes à dire.

J’en ai marre des guerres d’outils et de plateformes. De toute façon, il y aura toujours autre chose, il y aura toujours mieux. Gardons l’esprit ouvert. Développons nos compétences à communiquer, à échanger et à partager peu importe l’environnement ou le chemin.